Au Cambodge, à Phnom Penh, quatre attractions touristiques majeures recensées par les guides de voyage sont également chaudement recommandées par les omniprésents chauffeurs de tuk-tuks : le Palais Royal, résidence du roi Sihanouk, le musée national et ses 5000 œuvres d'art, le musée du génocide Toul Sleng plus connu sous le nom de prison S21 ainsi que le site de Chœung Ek ("Killing Fields") où se photographient champs d'extermination et charniers. Dés le pied posé sur le sol cambodgien, il est vite rappelé aux touristes amnésiques que le régime des Khmers Rouges dirigé par Pol Pot a, entre 1975 et 1979, décimé 20% de la population cambodgienne soit 1,7 millions d'hommes, femmes et enfants.
Apres la fête improvisée au Local Pub de Chi Path avec une vingtaine d'étudiants de Phnom Penh, celle-là même où nous avons dansé une bonne partie de la nuit autour d'une table dans la pure tradition khmère, après la Saint-Patrick dans un pub irlandais à Phnom Penh, soirée où j'ai fini la nuit dans une boîte sans putes que je serais bien incapable de resituer géographiquement parlant, après un apéro Pastis from Marseille qui s'est transformé en soirée ubuesque cause le mélange Pastis/Jungle Juice a eu pour néfaste effet de faire oublier à même mon subsconscient deux ou trois actes inavouables, y a eu la soirée à Trapeang Rong.
Après une journée de voyage en pick-up régénérant, en speed-boat vomitif, en bus climatisé réfrigérant, en taxi corrompu, une balade de 2h30 sur une pirogue en bois à travers les mangroves des Cardamones a achevé un voyage improbable entre plage et jungle.
Je ne vous ai pas encore parlé de mes quelques jours dans le Ratanakiri pourtant ils fussent de ceux dont je garderais un des meilleurs souvenirs lors de ce voyage.
Après une magique semaine à Ko Totang, un visa cambodgien expiré depuis 4 jours, un vol Kuala Lumpur/Paris le 7 mars, il me restait quelques jours de dolce vita thaïlandaise afin de me préparer psychologiquement et physiquement au retour sur le territoire français où Marine Le Pen, vu d'ici, semble être devenue une nouvelle icône nationale... mais c était sans compter ma recontre avec Niels et mon goût de l'imprévu.
Arrivés à Ko Totang (avec mon nouveau pote Tommy), nous sommes accueillis par la pétillante Ariane. Aussitôt, je pense que je vais me plaire sur cette île de 1,3km de long et 300 à 600 mètres de large.
Après Juara Beach en Malaisie, Ko Wai en Thaïlande, je recherchais un petit coin de paradis au Cambodge (exit Rabbit Island où les eaux polluées du Mékong se jettent dans le Golfe de Thaïlande).
Trempée, je retrouve mon chauffeur de tuk-tuk qui finit sa nuit. Il a envie de petit-déjeuner avant d'aller à Banteay Srei. Il me fait penser à un enfant qui piaillerait pour un bol de chocolat et refuserait d'aller à l'école, l'estomac vide. Ici, le bol de chocolat étant un plat de nouilles.
Troisième et dernier jour à arpenter les temples d'Angkor/ Sur les conseils d'un jeune homme, outre les temples du Petit Tour et du Grand Tour, j'ai visite le Banteay Srei aka La Citadelle des Femmes à 25km de Siem Reap.
Il n'est pas rare de voir 50 tuk-tuks, 10 autocars, 5 voitures et 3 bicyclettes envahirent les parkings des temples d'Angkor. Essentiellement ceux du "Petit Tour". Les principaux, quoi ! Alors évidemment, dans ces conditions, il est mal aisé de ressentir les atmosphères singulières que dégagent ces chefs d'oeuvres architecturaux, datés du 9ème au 15ème siècle, symboles de la magnificience de l'ancien empire khmer (et fierté de l'actuel peuple cambodgien).
Bah plutot cool quoi ! Nan, sérieusement, heureuse de m'être inopinément retrouvée à fouler le sol cambodgien même si un mois, c'est définitivement trop court : j'ai un veritable coup de foudre pour ce pays. Première agréable surprise : l'eau du Mékong est bleue et non brune comme au Laos. A deux occasions, j'ai pu me baigner dans ses eaux. Magique.
Un vif merci au malaisien Datuk Seri Tony Fernandes, le PDG de Air Asia, homme de la décennie pour moi, que dis-je du siècle à venir ! Nan mais sérieusement, je me doute que ce n'est pas à des fins philanthropiques qu'il a crée une compagnie aérienne low cost mais clairement il démocratise le voyage avec des vols à bas-coûts dans toute l'Asie (Asie du Sud-Est mais aussi Iran, Inde et Sri Lanka) ainsi que de l'Asie vers l'Australie, Londres depuis deux ans et... Paris à compter du 14 février ! Tout ça pour dire que j'ai bien fait de ne prendre qu'un aller à destination de Mumbai car maintenant je peux rentrer à Paris de Kuala Lumpur pour 220 euros only !